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Le Jardin des plantes : zone sinistrée pour raison politique dynosaurienne!

C’est pas juste!!!!

Donc je relaie le récit de ce professeur qui voulait exercer son cours sur la biodiversité et à qui le droit d’entrée  fut refusé dans l’enceinte du jardin des plantes pour des raisons politiques.

Elle est où la démocratie ? Et le droit à la culture et à l’innovation, c’était pas un projet de nos politiques ?

Récit d’un prof au pays des dinosaures…

Je suis inquiet, très, très inquiet..

Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants  de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et  chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité  et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne  habituellement dans les locaux du département de Géographie (où > j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum > National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la  nature.

Une façon, avec ce «cours hors les murs», de faire découvrir  ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.

Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de  me voir interpeller dès l’entrée franchie par le chef du service de  sécurité, tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles…

– « Monsieur Vadrot ?

– euh…oui

– Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit.

– Pourquoi ?

– Je n’ai pas à vous donner d’explication….

– Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?

– Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum.

– Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, > sans la moindre pancarte.

– C’est non ! »

Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers  l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant  une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la  nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls  les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je > retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à  nouveau l’entrée. > >

Evidemment, je finis pas me fâcher et exige, sous peine de bousculer  les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des  Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord  parfaitement méprisant, il finit pas me  réciter mon CV et le contenu  de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec  descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du  département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau,  président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss,  insistent et menacent d’un scandale.

Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans  doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celles que j’ai pu entendre  autrefois, comme journaliste, en Union soviétique !

« Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos  étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et  rejoindre les étudiants.

«  Je promets et, évidemment, ne tiendrai pas cette promesse, tant le  propos est absurde. J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et  probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon  existence, en France. Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre > société.

Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur…

Claude-Marie Vadrot, > journaliste à Politis > et chargé de cours à Paris 8 souhaite diffuser largement ce message.

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